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Hospitalite diocésaine de Tournai

Quelques nouvelles brèves ...

Si vous désirez être tenu informé de la vie de l'Hospitalité, veuillez envoyer vos coordonnées e-mail au webmaster.

N'oubiez pas de visiter le site de l'Hospitalité : www.hospitalite-tournai.be ainsi que notre page Facebook

Assemblée annuelle 2019 – Havré

Information Posted on 30 Jan, 2019 06:45:30

Programme :

09h00 Accueil des participants.

09h30 Mot du Président, présentation des comptes par le trésorier, nouvelles

de Lourdes et de nos pèlerinages

10h45 Eucharistie avec la communauté locale à l’Église Saint-Martin

12h00 Apéritif et repas fraternel

15h30 Moment de convivialité (Tombola et goûter)

Participation aux frais : 15 €

Inscription obligatoire – Paiement sur le compte de l’Hospitalité BE18 3631 3325 1465/BBRU BE BB

Inscription via le secrétariat de l’Hospitalité :

c/o Melle Valérie Bauduin, Chée de Tournai, 21 à 7800 ATH. Tél. 068/84.10.84 –

valerie.bauduin@hospitalite-tournai.be



Expo Photo

Information Posted on 06 Fév, 2018 20:07:25

L’Hospitalité diocésaine de Tournai a le plaisir de vous proposer son exposition de photo : « Elle me regardait comme une personne ». Elle a été présentée en avant-première à la réunion des Responsables d’unité pastorale de ce lundi au séminaire.

Au fil des années en regardant les centaines de photos qui ont été prises, nous avons été frappés par la lumière de certains regards. Ils sont le signe que quelque chose de particulier se vit lors des pèlerinages où nous accompagnons nos frères malades et/ou moins valides. Ce sont ces regards, ces situations que nous avons voulu partager avec vous à travers de cette exposition.

Bernadette disait : « Elle me regardait comme une personne ». Le respect de la personne dans sa différence est un des piliers de notre action. A Lourdes, à Banneux, les personnes malades, ou handicapées trouvent une oasis de paix qui leur permet de vivre leur pèlerinage comme une personne valide.

Notre souhait est que cette exposition itinérante passe dans toutes les unités pastorales du diocèse, de préférence dans l’église principale où il y a le plus de passage pendant une période de 15 jours à 3 semaines. Nous vous proposons d’ouvrir l’expo lors d’une messe dominicale. Une introduction pourrait être faite par un membre de l’Hospitalité.

A vous de jouer pour faire partager cette expérience,

André



L’Hospitalité diocésaine de Tournai face au XXIème siècle

Information Posted on 01 Mar, 2015 08:57:36

Depuis
plusieurs années, un effort considérable a été mené pour faire
entrer notre hospitalité dans le XXIème siècle. Mais nous n’y
sommes pas encore tout à fait. Un certain nombre de pas importants
ont déjà été réalisés, tant au niveau de la visibilité de
l’Hospitalité (Périodique « Servir en ta présence »,
nouveau logo, nouveau drapeau, site Internet, page facebook) qu’au
niveau de la collaboration avec d’autres secteurs de la pastorale
du diocèse, en particulier avec la pastorale de la santé.

Comment
l’HDT va-t-elle aborder le 21ème siècle ?

Modernisation
des statuts
:
Après trois années de fonctionnement des nouveaux statuts qui ont
permis d’introduire une participation active de toutes les
composantes de l’Hospitalité, il était temps faire un premier
bilan, de changer quelques virgules et de préciser quelques points.
Je ne vais pas revenir sur ces modifications que je vous ai expliqué
auparavant. Cependant,
il est aussi essentiel que l’esprit d’humilité et de service
qui a animé nos prédécesseurs reste le moteur de notre action.

Sans cet esprit, nous passons à coté de l’essence même du message
de l’Évangile.

En
s’intégrant dans la vie et la pastorale du diocèse

(pastorale de la santé, des jeunes, des familles, …) : Seul,
on n’est plus rien. Nous devons absolument nous appuyer sur tous les
mouvements existants pour faire connaître notre mission :
« Pèlerin parmi les pèlerins, accompagner sur les lieux de
pèlerinage …. » Nous avons le devoir (et l’obligation) de
partager la joie de la mission que nous avons reçu par le service
de nos frères malades. A ce sujet, l’Hospitalité participe aux
réunions de coordination et d’échanges des différents secteurs
de la pastorale de la Santé. Nous devons devenir des partenaires
complémentaires. Les visiteurs de malades, les aumôneries des
hôpitaux et des maisons de retraite doivent être des relais
naturels auprès de nos frères malades et/ou moins valides, comme
nous le sommes pour eux. Ils sont en contact avec eux toute l’année.
Ils ont la possibilité de leur proposer cette grâce que peut être
une participation à un pèlerinage. Comme vous le savez, c’est en
effet une éclaircie au milieu d’une forêt de ténèbres du
train-train quotidien. Une éclaircie spirituelle, un vrai moment de
ressourcement et de foi ; une moment de vacances aussi, ….
Pour beaucoup des malades que nous accompagnons, le pèlerinage est
l’unique occasion de sortir de chez eux, de quitter leur maison de
retraite.

C’est
dans cet esprit que nous est proposé cette année au mois de mai une
récollection commune à tous les secteurs de la pastorale de la
santé. Cette récollection permettra de mettre en commun toutes les
potentialités des différents secteurs et d’en tirer le meilleur.
L’union fait la force.

En
continuant à développer la communication

(Savoir, savoir faire, faire savoir) : Nous avons un savoir et un
savoir faire certain dans l’accompagnement des personnes malades
et/ou moins valides. Mais si nous faisons pas savoir ce que nous
pouvons rendre comme service. Nous resterons replié sur nous-même.
Nous devons avoir l’esprit missionnaire (une Eglise en sortie,
dirait Notre pape François) et prendre notre bâton de pèlerins
(c’est le cas de le dire) pour nous faire connaître. L’emploi de
Facebook et des autres médias permettent de rencontrer un autre
public que celui qui lit « Servir en ta présence » et
de celui qui reçoit des mails.

En
s’interrogeant sans cesse
:
Il n’est pas prudent d’avancer en regardant uniquement ses
pieds. Il est bon de lever la tête de temps en temps pour vérifier
si on tient le bon cap. Nous devrons mettre en place, de temps en
temps, un groupe de réflexion qui nous permette de prendre le temps
pour réfléchir à des thèmes tel que : Comment vivons-nous
notre mission d’hospitalier ?, L’hospitalité, chemin
d’évangélisation, Quelle hospitalité voulons-nous ? Quid
de l’aumônerie ? Comment recrutons-nous les malades ? Une
première expérience a été menée lors du dernier conseil de
l’année 2014.
Nous avons réfléchi à ce que doit être un pèlerinage à Lourdes
avec des malades et des moins-valides au sein de l’Hospitalité
diocésaine de Tournai.

En
utilisant les outils modernes de gestion

(informatique, …). L’informatisation est un mal nécessaire.
Mais les moyens techniques facilitent grandement la partie
opérationnelle. Ils permettent aussi de remplir un des objectifs
repris dans les statuts de notre Hospitalité : tendre à une
action « professionnelle »… Le risque (c’est comme
la langue d’Ésope, c’est le meilleur et le pire) est de
dépersonnaliser les contacts. La convivialité reste un des moteurs
qui fait avancer nos hospitaliers. Le meilleur s’est « être
efficace ». A nous d’être attentif à cette dérive.

En
s’efforçant de répondre aux attentes
:
Une des qualités de l’Hospitalier est l’écoute. Il est bon de
savoir si ce que nous proposons répond aux besoins, aux aspirations
de tous nos membres et surtout (et
avant tout
)
des personnes que nous accompagnons. Nous sommes tous présent pour
remplir une mission de service. Nous pouvons avoir le plus beau des
projets, mais ne pas être en phase avec nos « membres ».
Une des plus grosses difficultés est que nous sommes une
association intergénérationnelle. Les attentes de certains ne sont
pas nécessairement les attentes des autres. Mais, je suis persuadé
que le travail en commun permet de dégager plus de potentialités
que de difficultés.

Les
défis à relever :

Adaptation
à l’évolution des transports et à l’augmentation des coûts
:
Ce point est abordé à chacune de nos réunions, à chacune de nos
rencontres. Nous devons la aussi être partenaire dans la démarche.
Les solutions miracles n’existent pas. Il nous faut être tous
inventifs et constructifs. Mais faire des choix, des adaptations,
c’est aussi renoncer à certaines choses. Cela est et sera
difficile dans
les prochaines années.

Un
monde de plus en plus sécularisé
:
Nous assistons aujourd’hui, de la part de beaucoup de chrétien, à
une prise de distance vis-à-vis du christianisme, de l’institution
« Église ». Diminution du nombre de pratiquants, crises
des vocations, vieillissement des communautés. Que peut faire l’HDT
face à ce phénomène ?

En
témoignant nous-même par l’exemple et la pratique d’un service
humble et désintéressé, nous pouvons peut-être raviver une flamme
qui s’éteint. L’accompagnement des personnes malades et moins
valides en pèlerinage est une expérience qui doit être vécue et
doit être partagée. Nous sommes dans la ligne droite de ce que nous
demande Jésus. A propos du dernier repas pris avec ces disciples,
trois évangélistes nous relatent l’institution de l’eucharistie.
Jean, n’en dit pas un mot, il nous raconte l’épisode du lavement
des pieds. Jésus nous appelle : « Je vous ai donné
un exemple pour que vous agissiez comme je l’ai fait pour vous. »
(Jn 13, 15). Le service des autres est aussi chemin d’évangélisation.
Ces chrétiens qui se sont éloigné de l’Église ne sont pas des
personnes insensibles ! Soyons des témoins !
Sollicitons-les !


Un
recrutement hors des églises des hospitaliers et des malades
:
Le recrutement de nouveau hospitalier est essentiel. Dans un monde
ou beaucoup de chrétien font l’Église buissonnière. C’est en
dehors de nos églises que nous devons solliciter les bras que nous
avons besoins. Nous devons relancer l’appel « Hospitalier,
pourquoi pas vous ? ». La meilleure source de recrutement
reste le « bouche à oreille » entre hospitalier, mais
cela n’est pas suffisant. Alors comment faire savoir que nous
avons besoin d’aide ? Comment faire savoir que partager un
séjour à Lourdes ou à Banneux, c’est une source de joie, de
joie « à donner », de joie « à partager ». Comment
faire savoir à nos frères malades que nous pouvons offrir des
possibilités de pèlerinage, de voyage, de retraite, …. Via la
communication, via les événements que nous pouvons organiser avec
une véritable visibilité de notre action et un véritable relais
des autres mouvements de la pastorale de la santé.

Mais
cela va nécessiter en parallèle la mise en place d’une catéchèse
d’accompagnement de ce nouveau public pour lui expliquer ce qu’est
un pèlerinage.

Le
pape François nous demande d’être une église « en sortie »
tournée vers l’extérieur et non repliée sur elle-même, de ne pas
être des chrétiens ternes, mais d’exprimer la joie de l’évangile,
la joie de la bonne nouvelle. Lourdes nous propose cette année comme
thème : Lourdes, la joie de la mission. Partageons cette joie
que nous retrouvons dans le service. Soyons des exemples : Par
exemple, en accompagnant ses petits enfants dans un lieu de
pèlerinages.

L’endormissement :
le dynamisme d’une association se mesure à sa capacité de mener
des nouveaux projets, à s’adapter à la réalité mouvante de son
époque. La motivation de ses membres est aussi extrêmement
importante.

Deux
de ces motivations qui animent les hospitaliers sont la foi et le
service.

Pour
certain, être en cohérence avec leur foi est la motivation première
qui pousse beaucoup d’hospitalier, et de malades à venir à
Lourdes. Leur priorité est l’approfondissement du message que
Marie a délivré à Bernadette, ainsi que du parcours étonnant de
cette fillette devenue une grande sainte.

Pour
d’autres, c’est le désir de servir qui est la motivation
première de leur pèlerinage.

En
aucun cas, le désir de « servir en ta présence » ne
peut être réduit à l’une ou à l’autre motivation. Mais
il
faut éviter
d’être un intégriste, comme
il
faut éviter de
n’être
qu’un
prestataire de service. Il manquerait une partie de ce qui fait le
cœur de notre mission d’hospitalier. Mais, dans ce monde qui se
déchristianise, il faut accepter aussi que tous ne soient pas des
« purs et durs ». Nous avons besoin de tout le monde.

En
conclusion, nous avons un devoir
d’évoluer

afin de pérenniser l’héritage de nos prédécesseurs. Cette
évolution essentielle doit tenir
compte de l’esprit de solidarité et de convivialité

qui sont deux des valeurs qui caractérisent la grande famille de
l’Hospitalité.

André

Intervention lors de l’assemblée annuelle à Lens le 22 février 2015.



Banneux sur KTO

Information Posted on 07 Jan, 2014 13:23:27

Sur KTO, ce vendredi 10/01/2014 à 20h40, présentation d’un nouveau documentaire intitulé sur Banneux – La vierge des pauvres.

Banneux, 15 janvier 1933. Marie apparaît à la jeune Mariette Beco, 12 ans. Entre le 15 janvier et le 2 mars,  » la Vierge des Pauvres  » – c’est ainsi qu’elle se nommera – se manifestera à huit reprises à la petite voyante. Ce documentaire de 52′ couleur, tourné sur place et enrichi de magnifiques images d’archives et de témoignages empreints d’émotion, nous raconte la belle histoire du sanctuaire de Banneux et nous conduit à mieux connaître celle dont l’existence fut à jamais bouleversée par les apparitions. On a coutume de dire qu’il suffit de se rendre à Banneux pour voir ce que la confiance, la prière et la foi peuvent réaliser. On comprend pourquoi chaque année des centaines de milliers de pèlerins, parmi lesquels 10.000 malades, viennent individuellement ou en groupe confier ici à Notre-Dame leurs souffrances et leur espérance en Celui qui est la source de toute Grâce. Ici,  » la Vierge des Pauvres  » les invite à  » pousser les mains dans l’eau  » de la source pour puiser en Jésus la vraie vie. Pousser les mains dans l’eau. Un geste d’humilité, d’obéissance, de confiance et d’abandon. Lors de sa visite au sanctuaire, le 21 mai 1985, Jean-Paul II a dit :  » Les pauvres d’aujourd’hui – et il y a tant de manières d’être pauvre ! – se sentent chez eux à Banneux. Ils viennent chercher ici le réconfort, le courage et l’union à Dieu dans leur épreuve. J’encourage les pèlerins qui viennent prier ici celle qui, toujours et partout dans l’Église, reflète le visage de la miséricorde de Dieu « . Ce programme inoubliable atteste bien que, comme l’a dit le Pape, à Banneux, chaque pas que fait le pèlerin est un oui à Dieu.



Le miracle de Lourdes commence sur un quai de gare

Information Posted on 10 Août, 2012 14:52:22

Le miracle de Lourdes commence sur un quai de gare. La gare de la Cité des Cinq Clochers.

Même le soleil, si timide et si craintif en cette année 2012, ne joue plus l’effarouché. Il inonde de ses rayons le wagon infirmerie immobilisé sur le quai numéro 1. Et c’est comme si les dieux eux-mêmes s’invitaient pour ce grand pèlerinage diocésain. Et c’est comme si le temps lui-même arrêtait sa course quelques instants.

Car à partir de ce moment, Sœur Paula, Marie-Line, Catherine, Christine, Brigitte, Thérèse, Monique, Elisabeth, Boris et tous les autres n’ont plus leur corps : ils sont devenus les jambes, les bras et les mains de ceux qui souffrent, de ceux qui entrent, grâce à un plan incliné, dans un wagon où ils demeureront alités durant plus de 18 heures.

Ils sont 27. 27 étudiants et professeurs de la catégorie paramédicale de la HELHa et de l’Institut Iteho-Jeanne d’Arc (implantations de Tournai et de Mouscron). 27 à prendre de leur temps, à prendre sur leurs congés, à payer leurs frais de transport et de séjour. Car l’essentiel n’est pas dans le matériel, dans l’économique ou le rentable : la seule rentabilité, durant cette semaine, est celle du don. Du don total de soi. Sans jamais rien compter ni comptabiliser. Si l’on additionne, on n’aime déjà plus.

Sept jours à aider le malade lors de sa toilette, de ses repas, de ses déplacements vers la grotte et les offices religieux. Sept jours à être à l’écoute, à adopter la posture du service tout en respectant et en stimulant l’autonomie de la personne malade. Sept jours à veiller au suivi des actes infirmiers : distribution des médicaments, pansements, injections, sondage… Sept jours à s’oublier. Sept jours à prier.

Mais le miracle, lui, a déjà commencé. Sur le quai numéro 1 de la gare de Tournai.

Peut-être, d’ailleurs, sont-ce les sourires de ce 17 juillet 2012 qui ont incité le soleil à sortir de sa réserve : « Moi, c’est ma quatrième année » ; « moi, la 19e année déjà » ; « je te présente ma nièce : c’est la première fois qu’elle accompagne le pélé ».

Professeur retraitée de l’institut Jeanne d’Arc, Sœur Paula (j’hésite à écrire qu’elle est la cheville ouvrière de cette organisation, tant sa modestie naturelle risque d’en souffrir), Sœur Paula, disais-je, m’invite à parler avec Boris, qui aide précisément les malades à entrer dans le wagon infirmerie. Je m’y rends immédiatement. Boris est occupé, naturellement. J’attends quelques instants. Puis, un homme se présente à la porte du wagon : grand et fort, il a une trentaine d’années, est professeur d’éducation plastique à l’école Saint-Julien d’Ath. Avec ses boucles d’oreilles, avec ses piercings, que ne renierait pas Guy Gilbert, Boris me montre le vrai visage du pèlerinage diocésain. Celui où la seule jeunesse est celle du cœur.

« J’étais proche de l’ancien chef des brancardiers, énonce-t-il. C’est naturellement que j’ai continué son travail. Au début, c’est vrai, j’étais impressionné. Ce wagon, vous savez, a aussi un aspect un peu étrange, et même un peu lugubre. D’ailleurs, venez, montez ! ». Je m’exécute. C’est vrai que ce wagon est pour le moins singulier, pour le moins surprenant. Les malades sont installés dans leur couchette. J’entends parfois des plaintes et de légers gémissements. J’ai peur d’imaginer ce que ça doit être la nuit quand la douleur se fait plus sourde. Je sais que Sœur Paula la passera, cette nuit, et toutes les autres et je l’imagine au chevet de chacun, prenant le temps de leur parler, d’écouter, de prier. Et de rire, surtout. Parce que je ne lui connais pas d’autre attitude et sais son sens aigu de l’humour et du second degré.

Dans le wagon, Catherine me permet de rencontrer Grégory, atteint d’une maladie congénitale qui le prive de l’usage de ses membres inférieurs. Grégory est rayonnant : « C’est la semaine de l’année où je suis le plus heureux ! Là-bas, à Lourdes, tout le monde est « normal », si je puis dire ; il n’y a pas de barrière, pas de frontière, pas de cloisonnement. Lourdes, c’est le temps du ressourcement, du renouvellement d’énergie. Quand je participe aux offices, je reçois une force qui est celle de l’Esprit. Mais ce qui prime, c’est aussi et surtout le relationnel, les liens avec les personnes, au-delà du physique. On se connaît tous. On est ravi de se voir et l’on songe aussi avec beaucoup d’émotion à ceux qui ne sont plus ». (Grégory ne peut s’empêcher de laisser s’échapper quelques larmes qu’un immense et beau sourire vient calmer aussitôt). Et je descends du wagon en songeant à cette phrase d’André Comte-Sponville : « Nous n’aurons de bonheur qu’à proportion du désespoir que l’on aura pu assumer ».

Il est bientôt l’heure de partir ; Sœur Paula rejoint l’équipe du wagon infirmerie. « 27 étudiants et professeurs, susurre-t-elle. C’est deux de plus que l’année dernière ! » Et les deux doigts qu’elle pointe délicatement sont déjà signe de victoire. Et de miracle.

Mais voilà que le train s’ébranle et que l’émotion m’envahit alors que le dernier wagon se fait de plus en plus petit tout au bout de la voie.

C’est à ce moment que je surprends la conversation d’une maman dont la fille est paralysée depuis l’âge de 15 ans : « Elle ne partirait pas, s’il n’y avait pas Boris et Sœur Paula » Et elle ajoute : « L’année dernière, au retour, ils avaient des visages rayonnants. On aurait dit qu’ils revenaient du ciel ».

Quand je vous disais que les miracles commencent sur des quais de gare.

Jean-Luc Dubart, 19 juillet 2012
Chargé de communication à la Haute Ecole Louvain en Hainaut



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